Liberté 62 n°838
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais - Littoral
Edition du 06 au 12 décembre 2008

Liberté 62 n°838
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais - Littoral
Edition du 06 au 12 décembre 2008
EN BREF...
Pour toute information municipale,
il faut acheter la presse locale ou
consulter les journaux électroniques…
COLIS DE NOËL pour les personnes âgées
de 70 ans et plus, gratuité du bus pour les séniors et les demandeurs dʼemploi.. la municipalité U.M.P. vient peut-être de trouver le moyen de supprimer ces acquis de la gestion de Gauche dʼhier…
il suffisait dʼy penser : on ne donne plus lʼinformation sur quand et où il faut sʼinscrire !
Par exemple, pour bénéficier du colis de Noël, il fallait sʼinscrire auprès du service des Affaires sociale entre les 6 et le 9 octobre derniers. Or, il y a dix jours, moins de 10 % dʼinscriptions. Sʼinquiétant de ne pas avoir de nouvelles, des habitants sont venus en nombre interroger la municipalité actuelle, et Madame Courmont, adjointe du MODEM a dû se fendre à la vavite dʼune lettre «de rappel» aux personnes concernées.
On y lit ce passage savoureux : «bien que lʼinformation ait été relayée par les journaux électroniques, la presse locale, je constate que vous nʼavez pas effectué la démarche pour obtenir votre colis de Noël».
En supprimant lʼhebdomadaire municipal Calais Réalités, il y a six mois, la Municipalité a supprimé tout droit à lʼinformation gratuite des Calaisiens. Pour être au courant, il faut désormais acheter la presse locale ou regarder, pendant dix minutes, un journal électronique (il y en a huit, en centre Ville, et pas dans les quartiers). Voilà une méthode très sarkoziste !
Chaud, le Conseil municipal, mardi soir…
BEAUCOUP de nos lecteurs dans le département sʼétonnent des décisions prises par la Municipalité désormais U.M.P.S.C.F.D.T. de Calais… sʼil fallait des preuves de plus, lʼordre du jour et les délibérations soumises au vote lors du conseil Municipal, mardi soir, étaient des plus éclairants…
Renonciation à lʼexercice du doit de préemption urbain pour des opérations dʼaménagement pourtant programmées…Rapport dʼactivité 2007 de la communauté dʼAgglomération du Calaisis montrant des finances saines et nʼimpliquant pas le nouvel impôt annoncé… Passage à la C.A.C. de la TV locale, ce qui nʼétait, parait-il, pas possible hier…
Transfert de personnel….
Recours à un cabinet extérieur pour la direction du projet de renouvellement urbain, hier assurée par du personnel public… Parution dʼun nouveau mensuel municipal de 24 pages où un espace de seulement 1 500 signes sera réservé aux quatre groupes de lʼopposition (P.C.F, P.S., M.R.C., Radicaux)… Engagement de crédits et travaux sans indiquer que les dépenses étaient prévues au budget 2008 voté par lʼancienne municipalité… Engagement detravaux supplémentaires au stade de lʼÉpopée suite à la décision de
réaliser un terrain en gazon naturel au lieu de synthétique, comme prévu à lʼorigine…
Travaux de maintenance au stade de lʼÉpopée confiés à une entreprise privée… Lancement dʼune nouvelle étude urbaine sur le secteur Descartes – Blériot alors que le site avait fait lʼobjet dʼune étude présentée à la
population en juin 2007… Même tendance pour le devenir du site Coubertin (ancienne maison de retraite)… Pas dʼaugmentation du crédit élèves pour lʼenseignement public de 1er degré… Modification du règlement intérieur du camping municipal pour pouvoir mettre dehors 65 familles qui y avaient
des installations fixes… Modification des autorisations de programme…. Abandon de la construction dʼune halte garderie aux 4B, etc, etc.
Parmi dʼautres, les syndicats dʼenseignants et les parents dʼélèves du public étaient présents pour dénoncer lʼaide aux lycées et collèges de lʼenseignement privé. Une réunion très chaude sur laquelle nous reviendrons la semaine prochaine.
Association aide
et intervention à domicile :
MARCEL LEVAILLANT, Conseiller Général, vient de sʼadresser au Président du Conseil Général au sujet de la situation des personnels de cette Association calaisienne où lʼapplication des contrats dʼobjectifs met en péril les emplois actuels et lʼaide apportée aux familles. Aide et Intervention à Domicile travaille, en effet, pour le Département et la Caisse dʼAllocations Familiales.
Même pas honte…
PAGE entière dans la presse locale, samedi dernier, pour relater la visite du Président P.S. du conseil Régional à Calais. Et grande photo rassemblant
Daniel Percheron, Jack Lang, Natacha Bouchart, Maire U.M.P. Et C.F.D.Tiste Philippe Blet, devenu Président de la Communauté dʼAgglomération par la grâce de la droite. Finalement, il ne manquait, sur la photo que lʼélu à la prévention – sécurité qui venait de se voir retirer son permis pour conduite en état dʼivresse.
AU CONSEIL RÉGIONAL,
ON JOUE
AUX DEVINETTES !
Pas étonnant qu’il n’y ait pas eu grand
monde à la réunion du Comité de
lignes, organisée par le Conseil régional, le samedi 22 novembre dernier. Ni le lieu, ni l’horaire n’ont été annoncés même aux conseillers régionaux ! il y en avait pourtant des choses à dire à
Calais aux responsables de la S.N.C.F. ! Même la presse locale n’en a pas parlé.
Liberté 62 n°833
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais - Littoral
Edition du 31octobre au 06 novembre 2008
LA DENTELLE SUBIT DE NOUVELLES SUPPRESSIONS D'EMPLOIS
DÉGRAISSAGE CHEZ NOYON À CALAIS AVEC 140 LICENCIEMENTS
Par Pierre Pirierros
Sans faire lʼapologie de lʼesprit « familial » des anciens patrons, on pouvait dire facilement que Darquer, cʼétait Darquer et Noyon, cʼétait Noyon. Noyon, aujourdʼhui, est une « place incontournable » et a absorbé Darquer. Mais ce que redoutaient les syndicalistes et notamment ceux de la CGT était le plan social après le redressement judiciaire de début octobre. La semaine dernière, les chiffres tombaient et avec eux la mauvaise nouvelle qui mettra sur le carreau d'ici la fin du mois 140 salariés, tous secteurs confondus, de la création à l'atelier en passant par le service commercial.

Dominique Hecquet, secrétaire de la CGT chez Noyon, est catégorique "les restructurations en cours sont un coup mortel pour l'emploi. (Photos Liberté 62)
IL y a toujours, dans pareil cas, un historique et il nous apprend beaucoup sur les transformations profondes et les mutations inéluctables du métier. Les tullistes, ces mécanos de la Dentelle, domptent des machines de 12 tonnes. Le métier "Leavers" nʼa pas de prix, (au propre et au figuré). Venu dʼAngleterre, le tissage de la dentelle avec le métier Leavers et la méthode Jacquard deviennent une spécialité calaisienne. Quasi mono-industrie, la Dentelle, à Calais, fut le véritable moteur de lʼactivité locale du début du XIXème siècle jusquʼà 1930. Les familles y travaillent de génération en génération. Aujourdʼhui, tout change.
Réorganisation
Déjà, lʼannée 2006 fut « noire » pour la Dentelle de Calais et surtout pour ses salariés alors que les employeurs - eux - essaient de colmater les querelles du passé en « réorganisant » - pour leurs seuls intérêts, bien évidemment - ce qui fait le symbole de toute une ville, de toute une région, de tout un pays. Le renouveau de la Dentelle de Calais est exigé par toute une corporation. « La création restera à Calais, disent les syndicalistes de la CGT, nous serons toujours des innovateurs mais on fabriquera ailleurs, en Asie et déjà des entreprises françaises y sont installées avec des investissements de Noyon au Sri Lanka, de Desseilles en Thaïlande ». Mais que représenterait la Création sans production ? Il est impossible dʼen faire lʼimpasse, surtout en cette période ! Mais qui décide et organise lʼimportation de ces mêmes produits, si ce ne sont les professionnels eux-mêmes ? Cʼest un cercle vicieux et, une fois de plus, ce sont les salariés qui paient toujours les pots cassés. Préserver les machines Leavers et donc lʼemploi... La CGT sait de quoi elle parle lorsqu'il s'agit du Leavers. Une machine pèse 16 tonnes alors que les directions les distribuaient, il y a quelque temps, à qui mieux mieux à Caudry et à lʼétranger. En ce qui concerne le patrimoine industriel, il est à utiliser à bon escient ; il serait bon pour nos patrons de se regarder dans un miroir et non pas restructurer et jeter les salariés au chômage. Ce nʼest pas possible. "On nous traite comme des pions. »
Après six vagues de licenciement...
Après six vagues successives de licenciements, un nouveau « Plan social » est donc en cours chez Noyon. De 700 personnes, il nʼy a pas si longtemps, on est, aujourd ʼhui, à 440. Lʼannonce de ces mauvaises nouvelles, début octobre, ne le fut pas dans un ciel serein et la CGT, par la voix de Dominique Hecquet parle de la fin dʼune époque. « Dès l'instant qu'on vide l'entreprise de son outil de travail, qu'on vend les machines pour le Sri Lanka, on sait très bien que cela a des répercussions sur l'emploi à Calais », soulignent les délégués syndicaux. La CGT rappelle que « tous les départs ne se feront pas sans rien, nous veillerons scrupuleusement aux indemnités et à leurs montants », disent ses délégués. Pierre Weymeesch, ancien syndicaliste cégétiste chez Darquer, sait combien le combat est décisif pour lʼemploi. « Le marché asiatique est là, dit-il, mais il y a aussi et surtout lʼattirance des dentelliers calaisiens pour ce marché. Ne nous cachons pas la face ! »
Devant lʼimportance des mesures de dégraissage, les salaries sont plus qu'inquiets devant une dégradation sociale des entreprises. Le Pôle de compétitivité dans le secteur textile, UP-TEX, (textiles traditionnels et techniques), annoncé dʼune façon triomphaliste, se devait, lui, dʼapporter de nouvelles garanties et une véritable reconnaissance de la profession. il nʼen est rien. Cʼest tout le contraire qui occupe lʼactualité sociale. Il est vrai que les cadeaux fiscaux donnés aux entreprises concernées sont dans la poursuite de la logique gouvernementale, relayée, bien évidemment, par celle du Medef.
«AGITATRICE, VA !...»
Natacha Bouchart, maire U.M.P. de Calais, expose, dans la presse locale de la semaine dernière, ses idées pour redynamiser le commerce en centre ville. Très sarkoziste dans ses idées, elle lʼest aussi dans son attitude : elle sʼagite, espérant donner lʼimpression quʼelle agit.
Que d'idées, en effet ...
Pour animer le Centre Ville, transformer lʼancien Monoprix en centre dʼexposition, le coût des travaux (et pas des derniers) se montent à 100.000 euros, qui paie ? Puis, elle propose dʼy implanter lʼÉcole dʼArts de compétence communautaire. Quʼen pensent le président de la Communauté dʼAgglomération du Calaisis et les conseillers communautaires ? Pour quelquʼun qui demande aux maires de Coquelles, Coulogne, Marck et Sangatte de ne pas sʼimmiscer dans les affaires calaisiennes, elle fait fort. Et qui paiera le transfert ? À moins quʼelle ait aussi décidé que, sans consulter son Conseil Municipal, pourtant bien docile, la Ville paierait à la place de la C.A.C.
Pour redynamiser le commerce local, elle annonce la gratuité du parking des 4B du 15 novembre à la fin des soldes dʼhiver (mi-février) et la gratuité des lignes de Calais Opale Bus trois dimanches de décembre. Quʼimporte quʼà Calais, les commerces soient heureusement fermés le dimanche ! Mais cela engendrera un déficit pour le S.I.T.A.C. (syndicat intercommunal des transports), malgré ce quʼen pensent le président du syndicat, Serge Péron, maire de Marck, et les membres du comité syndical, dont le maire de Guines. À moins quʼelle ait décidé aussi, sans consulter son Conseil Municipal, pourtant bien docile... Et qui va payer le déficit du SYGOS (syndicat où sont associées la Ville et la Chambre de Commerce pour gérer le parking) ? Quʼen pensent son président Monsieur Grenat et le président de la Chambre de Commerce et dʼIndustrie ? À moins quʼelle ait aussi décidé...
Et pendant ce temps-là, le Beau Marais est laissé à l'abandon...
Dans son enthousiasme à décider de tout, Madame le Maire se laisse aller : Carrefour Mivoix ? Quʼil rénove où quʼil sʼen aille, on trouvera une autre enseig ne. Quʼen pense les salariés de Carrefour et les habitants du quartier. Elle a oublié de les consulter. Mais si ce nʼest pas Carrefour, ce ne sera pas Auchan, déjà implanté à Calais, ni Leclerc qui doit ouvrir à Coulogne et Oye Plage. Donc ce ne sera personne ! Bref, elle décide, ils exécutent et vous payez !
Dans le rétroviseur...
SUITE au Comité de section réuni hier soir, les responsables de la section du PCF rencontrent ce vendredi matin les médias
locaux. Ils leur feront part du choix des communistes du Calaisis qui tiendront leur congrès le 15 novembre prochain. Élus et militants communistes terminent, cette semaine, la distribution au
porte à porte de leur journal de section « Réalités du Calaisis ».
LES responsables de lʼassociation des Élus Communistes et Républicains du Calaisis se
sont réunis vendredi dernier et ont modifié leurs statuts en fonction du récent Congrès national de Montpellier. Ils exigent, notamment, que les municipalités de Calais, Marck et Coulogne
respectent la loi sur le droit à la formation des élus. Ils ont déposé en ce sens des dossiers de convention avec le C.I.D.E.F.E. Tout dʼabord deux photos oubliées dans notre édition précédente
sur le Congrès du syndicat C.G.T du Centre Hospitalier de Calais.

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